06/04/2020

Les temps modernes et un virus

Changements climatiques majeurs. 

Bousculades sociales causées entre autre par un certain COVID-19

Introspection accrue de chacun(e) vers le centre de lui-même/elle-même. Spiritualisation de la vision.

On vit des temps spéciaux, faudrait être profondément déficients et insensibles, incapables d'une vision le moindrement claire du monde et de ses changements, pour ne pas le voir. 

Ça se passe aux trois niveaux de perceptions possibles: le Macro- le Micro et l'intime. 

Le Macro- La planète fait fondre ses pôles. La température change. La Nature nous passe un message et surtout, nous donne une leçon d'humilité. Quand la volonté de la Nature et de l'Humain diffèrent, c'est celle de la Nature qui s'impose. Notre maison change et nous devons maintenant choisir entre changer notre manière de vivre, vers la simplicité, ou d'accepter de (sur)vivre de plus en plus inconfortablement. Pour arriver au même résultat de toute façon.

Le Micro- Les peuples, les nations, le groupe qui vit sur votre rue... sont défiés. On arrive à la fin de l'hyper-consommation. Les ressources s'épuisent. Certains comportements, lire les écarts extrêmes entre les mieux nantis et ceux d'en bas de la pyramide, ont atteint un niveau d'indécence qu'on ne peut plus endurer. Il faut mieux gérer l'utilisation du plastique, réaliser qu'on vit avec beaucoup plus que l'essentiel puis simplifier (beaucoup) nos vies respectives. Acheter local.

L'Intime- Les individus, il s'agit d'ouvrir les yeux sur les autres et sur soi-même, sont en profonde mutation intérieure. De plus en plus d'êtres descendent vers les eaux calmes de l'intériorité. Les choix faits ne sont plus majoritairement matériels. Le goût d'avoir raison disparait ou s'effrite chez beaucoup. Les désirs du coeur sont plus simples. La fréquentation de lieux calmes, la nature, les arbres, les cours d'eau est recherché. L'observation remplace la performance. Chez plusieurs, il y a même une impression forte de "rentrer à la maison". 

Le changement qui s'opère est énorme et profond. 

Un vieux monde s'effondre. Un nouveau s'érige. 

 Bien content de faire ce voyage avec vous. 


 





04/03/2020

Modernité


Nous étions 16 dans le wagon. 

Une dormait. Un sifflait. 

13 !... regardaient l'écran de leur téléphone. 

Je lisais un livre. 

C'est l'époque. 



22/11/2019

Un Univers nommé Silence.

On perçoit le monde par les yeux. Les oreilles. 

Les manifestations physiques appellent les organes physiques régulièrement;

"Allo ? Ce bruit c'est quoi ? Est-ce que ça sent vraiment le brûlé dans la cuisine ? Vous appelez ça de la bonne musique ? C'est chaud, c'est froid ou c'est tiède ?"...

Mais il y a l'autre Univers. Celui qui n'a pas de limites. 

Il s'agit de fermer les yeux pour le...voir. 

Fermez les yeux. Posez-vous quelques questions du genre; "Où sont les limites ? Où est-ce que je commence et je finis ? D'où origine la conscience ?"

Et ma préférée: "Où est une idée la seconde avant que je la perçoive ?"

Puisqu'on vit avec cette idée fixe qu'on est une identité particulière, comment se fait-il qu'on arrive pas à situer d'où viennent les pensées ? La Conscience ? 

Qu'on a aucune idée de qui gère les battements du coeur et la respiration ?

Qu'est-ce que vous contrôlez ? 

La respiration ? Non, pas consciente.

Le flot sanguin ? Vous n'avez rien à voir avec ça. 

La digestion ? Avez-vous déjà essayé de ne pas digérer après avoir mangé ? 

Ou de ne pas dormir quand le corps est fatigué ?

Qui êtes-vous ?

La réponse va vous souffler. Dépendant que vous teniez à être quelqu'un ou non.



31/08/2019

Libérez le Cro-Magnon !

Ce lac. Cette montagne.

Moi. Deux semaines.

Le Bonheur.

Dans deux dodos, je lâche lousse le Cro-Magnon qui dort en moi, dans les bois du nord. 

Retour à une vie primaire où très vite, l'Humain dégagera une forte effluve de boucane ou peut-être de poisson. 

Possiblement les deux. 

Où les repas seront sûrement pris sans qu'un napperon soit d'abord glissé sous l'assiette. 

Il est même possible que le verre de vin ne soit pas du format adéquat pour la famille qu'il hébergera. 

Vous allez grincer des dents je sais mais, du bourgogne dans une tasse, ouaip, possible.

Le corps jeté dans l'eau du lac au moindre coup de chaleur. Piqûres de maringouins portées comme des trophées. Tout ce qui ressemble à un rasoir honni. Le rot sonore. 

Le... la... et puis les...

Si vous allez chasser dans la Haute-Laurentie prochainement et que vous croisez le fameux Yéti... s.v.p. ne tirez pas avant d'avoir bien vérifié qu'il ne s'agit pas plutôt d'un Préposé à l'Accueil du Palais des Congrès en vacance, qui se laisse aller un peu. 

Prenez bien soin du monde civilisé pendant mon absence.


30/07/2019

Est-ce que je suis le seul ?





quand je suis dans un endroit clos avec un groupe d'humains varié...

un wagon de métro...

un cinéma...

l'immeuble d'un lieu de travail...

... qui se demande parfois...

quelles seraient les chances...

advenant une catastrophe nucléaire qui fauche toute trace de vie humaine de la surface de la Terre, outre celui où je cogite mon hypothèse...

quelles sont les chances que nous puissions recréer la race humaine à partir de ce groupe ?

.........

Probablement. 





20/05/2019

On se calme...

Jeune adulte, vous dansez comme un possédé. 

Vous vous gavez de rock. Vous vous boucanez un peu les poumons. Vous bouffez la vie plus vite que vous pouvez la digérer. 

Votre transmission n'a pas toujours de vitesse entre le sommeil et le sprint. 

Vous offrez peu de temps à la lecture. Il y a autre chose à faire. 


 À mi-vie, vous préférez le coté vaporeux de Pink Floyd. La paresse cesse d'être un défaut et devient le concept; "Profiter du temps qui passe". Vous trouvez des vertus thérapeutiques au vélo. 

Vous lisez les romans de Yoko Ogawa. 


Au temps de la maturité, les longues marches en forêt vous rebranchent sur l'essentiel. Votre programmation sonore balance entre les mantras indiens et les bruits variés de la Nature. Vous étudiez les oiseaux.

Vous méditez matin et soir. 

Vous lisez Guerre et Paix. 

 

La Vie est un long processus pour se calmer. 



18/04/2019

Si on se taisait...


On s’amuse là.

Je pars le débat (entre moi et moi-même).

Combien de mots dit-on (supposons la moyenne des adultes vivant dans une ville et ayant un emploi), dans une journée ?

Mon estimation très aléatoire est environ 2,000.

Combien sont essentiels ?

Ah ah ! LA QUESTION.

Je ne parle pas de fausser les données en compensant par la gestuelle la nécessité d’offrir ou de demander de l’information.

Mais de s’en tenir aux échanges qui doivent être fait pour pratiquer la vie à tous les jours.
 

Et il y a naturellement les échanges de politesse qui ajoutent du miel aux relations. 

Donner son opinion sur 2 ou 3 sujets intéressants. Plus quelques banalités utiles (Quelle heure est-il s’il-vous-plaît ?).

Est-il raisonnable de parler de 7 ou 800 mots ?

Mettons.

Alors, la sous-question qui tue:

Pourquoi ces 1,200 mots de plus ?

Ça aide vraiment à vivre mieux ? 


Ou ça camoufle seulement un besoin de rappeler aux autres; 
"Je Suis Là" ?

Si on se taisait un peu plus, serait-on moins heureux ?



 

28/03/2019

Printemps et Montréal

C'est physique. Psychologique. Biologique. 

C'est comme se faire servir un grand verre froid de pur jus de pamplemousse après un marathon. 

Genre. Comme. 

C'est le printemps qui pousse dehors l'hiver québécois. À coups de pieds dans le... là où le dos ressemble à la Lune. Dirait Brassens. 

L'hiver de force est mort. 

Ce matin j'ai vu des canards. 

La laitue verdie même si les tomates sont encore aux urgences. Ma salade César hier, avait une certaine dignité. 

Le Soleil il me semble, est plus vitaminé. Sa lumière, blanche comme blême en janvier, a jauni. 

On ferme le placard au froid. On ouvre les rideaux sur les projets de voyage. 

Printemps. 

C'est pas encore du chocolat, mais c'est au moins de la vanille. 

Ouvrez les narines. Souhaitez les fourmis. Huilez la chaine du vélo.

On va y arriver.

Je vous en souhaite un majestueux.  



04/03/2019

Confiteor


Y'a des livres.

Et puis il y a LE livre qui efface tous les autres pendant des mois. 

Un an. Deux ?

Pas nécessairement un chef-d'oeuvre. Mais peut-être quand même. 

Gagnant d'un ou deux prix prestigieux. Dans ce cas-ci, meilleur roman étranger cette année-là. 

Ce qui vous fait revenir sur votre notion de chef-d'oeuvre. 

Parce qu'elle est où la définition ? 

La mienne ressemble à; 700 pages sans ennui. Mieux: 700 pages sans manque d'intérêt. 

Des semaines à déguster lentement, dans un sac à dos où se bousculent trois livres, et toujours sortir le même dans les transports en commun. 

Quoi d'autre ? Original ouais. Le point de vue du narrateur qui change souvent au milieu d'une phrase, d'un paragraphe. 

Déstabilisant, mais on s'y fait. 

Une écriture fluide. Des sentiments comme des blocs de béton. Une odeur de parfum qui flotte aussi. 

"Parfum" parce que tous les personnages sentent quelque chose. 

Certains puent. D'autres exhalent une effluve de transpiration. 

C'est très humain. 

Un délice. Pas comme un gros morceau de gâteau au chocolat. Plus comme une bouffe aux fruits de mer de 7 services. 

Variété de bons vins inclus. 


CONFITEOR,  

de  JAUME  CABRÉ







24/12/2018

24 décembre...

On fait quoi ? 

C'est le 24 décembre et deux options se sont offertes dernièrement. 

Vous avez refusé la tradition. On vous reproche de vous éloigner de l'amour familial. Vous avez prétexté la grippe, qui est un fait. 

Mais vous avez l'âme soulagée. Faut-il culpabiliser ? Est-il normal d’être soulagé d'être enfin en marche hors du cercle d'influence de la tradition ? 

Pas de dinde, pas d'effervescence devant une sapin qui clignotte. Mais une bouffe maison où vous avez gavé votre bol de poterie home-made de 200 grammes de pétoncles et 200 autres grammes de crevettes succulentes. 

Pas d'échange de cadeaux mais vous profitez de la date pour, au contraire, vous défaire de quelque chose. Une toile qui a régnée sur votre salon pendant une décennie. 

Perdre quelque chose parce que c'est Noël, c'est original. 

Le vin est Riesling, puis est Valpolicella. Fred Pèlerin vous rappelle sur Spotify les délices de la simplicité. 

Et d'un coup vous réalisez, que les Noël  traditionnels, c'est fini pour toujours. 

Et hop, une autre crevette...




 Mon réveillon 2018.

12/11/2018

Le génie



- "Maman, est-ce vrai que le génie ne cours pas les rues ?"

-"Mais tu vois bien ma fille que je marche lentement..."





16/08/2018

Le sourire vous va bien.

Partout. 

Tout le temps. 

Ça fait chaud à l'âme. Ça rassure l'insécure. Ça câline l'inquiet. 

C'est sans effort. Ça vient tout seul. 

Le sourire est l'élastique du rire. 

Pour peu qu'on ait trois dents, il devrait être obligatoire. Et se fondre au visage au moins 20 fois par jour. 

On doit ça à la race humaine. Car être né et vivre en ce monde, comporte certains devoirs. 

Comme faire sa part pour améliorer les choses. Autant que possible. 

Et sourire, c'est à peine la contribution d'un paresseux. 

C'est facile et gratuit. Les plus radins n'ont pas d'excuses. 

Et ça illumine un peu, pour un moment, l'auteur(e) et ceux qui sont touchés par son rayonnement. 

Souriez ! 

C'est un ordre.