15/04/12

Dieu s'est trompé !


Pour ceux et celles qui lisent l'anglais, ce petit bijou du plus grand "stand-up comic" américain à mon avis: Georges Carlin.

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir).




13/04/12

Pendant ce temps là, au Zimbabwe


Alors que son peuple se débat au quotidien pour survivre avec des miettes, le président du pays, Robert Mugabe, demeure dans une "humble" demeure, trois fois plus vaste que le parlement du pays, dont voici quelques photos.










Je me demande ce qu'en pense l'enfant aux viscères enflés par la faim dont le rêve le plus fou est de pouvoir manger une pomme de terre entière aujourd'hui.

04/04/12

La beauté manifeste


Matin. Bleu.
 
Soleil. Jaune.

Café. Fort. Brûlant. Noir.

Quoi de neuf en l'Univers mien ? Romney, le CH, la grève étudiante, gaz de schiste, congestion routière, météo, un balai à passer.

Et puis un rappel, non religieux, que Pâques arrive.

Et un extrait de la Passion selon Saint-Mathieu du Sieur Jean-Sébastien Bach.

Et je me dis qu'on devrait imposer à l'école, tout juste à coté de la liste des lectures obligatoires, l'écoute de certaines oeuvres musicales.

Je vois très bien ce prof affirmer:

"Vous devez lire Le Petit Prince. Je veux pour la fin du mois un compte-rendu de 10 pages sur la question suivante: 

Quelle forme pourrait prendre l'application des motivations du Petit Prince dans le Québec actuel ?

Pour ceux-celles qui préfèrent cette autre option, vous pouvez écouter la Passion selon Saint-Mathieu de Jean-Sébastien Bach, A-T-T-E-N-T-I-V-E-M-E-N-T. Vous m'expliquerai ensuite ce que cela vous a inspiré... lâchez-vous lousse, donnez-moi des images, comparez les émotions, du vrai, du cru, je serai permissif au niveau du style si vous y mettez des images, de l'émotion..."

Je ne comprends pas pourquoi il faudrait tant lire "Le Vieil Homme et la Mer" et escamoter La Passion, dans la lot des inévitables.

On table beaucoup sur les mots sur papier pour former nos jeunes êtres. Regardez. Admirez. Lisez.  Voyez-vous que...

Mais on oublie trop souvent comme société, qu'on nourrit aussi les âmes par les oreilles. 

Chez les êtres, il existe des gloires locales, des héros nationaux, d'immenses réputations parmi les puissants ou les doués. 

Mais vu du haut de l'Histoire, pour le bien qu'il a fait au fil des siècles, il y en a peu qui peuvent prétendre au statut du grand Jean-Sébastien.



26/03/12

Le retour des canards


Je l'ai vue dès que j'ai ouvert un oeil, le bon, ce matin. La première pointe de flèche, les premiers canards.

Oh, comme l'écrivait J.S. Bach, que ma Joie demeure.

La chaleur fluctue, la neige nous fait croire qu'elle est endormie pour 6 mois avant un petit "coucou, c'est encore moi", parfois.

Il fait en alternance un temps de fou entre les temps de sage.

Mais ce qui revient, fidèle, à chaque année nous dire que les prochains quelques mois seront ceux du vélo, des pique-niques, des siestes sur les bancs de parc et des lectures horizontales et langoureuses sur couvertures pleines de vieux brins d'herbes, c'est le retour de la danse des canards qui en sortant de la mare du sud qu'ils quittent pour quelques mois se secouent le bas des reins et le bout des ailes et font coin-coin dans les hauteurs gracieuses de leur céleste pointe.

Ils sont beaux les canards. Je leur voue un amour vrai. Leur voix est claire et sèche, pas un espèce de croassement qui rappelle les ongles qui grattent un tableau de craie. Ils sont colorés, enfin, les mâles surtout. Ils gardent leur conjoint pour la durée de leur vie adulte. Ils ne s'imposent pas mais ne sont pas rares. Ils reviennent avec le beau temps,  bonne nouvelle annuelle. Ils sont démocrates, chacun y allant de son coup de pouce pour mener la pointe. Ils font des canetons qui ornent les petits lacs.

Et puis, au milieu de la figure, ils ont des clapets de bois. COUAC !

Le Sud lance nous lance ses flèches ailées. Souriez. Saluez.










22/03/12

Avoir faim...


 Y'a t-il une meilleure définition de l'Indécence que de vivre sur une planète où, avoir faim, avoir les viscères enflées par le vide, en mourir parfois, côtoie le désespoir de ne pas trouver la bonne diète sur son I-Pad ou se faire bercer de bonnes paroles panées par des enrhumés religieux, étrangement eux-mêmes plus souvent qu'autrement bien enveloppés... ?




14/03/12

Les matins croquignoles


Mardi matin, le roi, sa femme et le p'tit prince...
 
Il y a quand même des moments presque parfaits. Souvent le matin, avant que le corps fatigue ou que l'esprit dérive. Là, dans cet arène bleue ciel, où le sommeil nous a renouvelé.

Ça prend un peu de café corsé bien sûr, pas de problème récurent, un douceur printanière surprise. De l'humour aussi. Un élément ou deux qui fasse sourire. Par exemple:



















 Puis se souvenir d'aller cueillir chez UPS un cadeau fait à soi-même. 

Un corps qui dit: "C'est la forme Lapin, c'est la forme".

Un coeur qui suinte un pensée douce;










Une brindille de sagesse aussi. Rappel de ce court texte lu hier quelque part:

Ma Vie
Mes Choix
Mes Erreurs
Mes Leçons

Je suis un fan du "Dire beaucoup, écrire peu". 

Une photo d'animal où on reconnait une gestuelle humaine, toujours un succès. Allez, tout le monde en choeur, la main sur le coeur:





"Aaaoooonnh, c'est-y kioute !"

Et surtout, avoir le temps et le silence. Un luxe pas toujours disponible. Le pipeline est rarement vide.

Pouvoir dire: "Juste ça", et s'en contenter.

Ça dure le temps d'une bonne chanson ou deux. Mais combien précieuse sont ces petites perles de temps.