27/07/2011

Les Chansons Médicaments


  1= SYMPTÔME:                            

***= MÉDICAMENT RECOMMANDÉ
  
                                                                           



1- NERVOSITÉ:                                

*** RIEN NE M'APAISE (Paul Piché),  REMPLIS MON VERRE (Jim Corcoran),  CLOUDLESS (Peter Gabriel)

1- MANQUE D'ÉNERGIE:

*** LOCOMOTIVE BREATH (Ian Anderson/Jethro Tull),  IL VA Y AVOIR DU SPORT (Silmaril)

1- PRÉOCCUPÉ ? :                      

***  ATOM HEART MOTHER (Pink Floyd), DESOLATION ROW  (Bob Dylan)

1- BESOIN D'UN SOURIRE:

*** LE SABBATIQUE (Richard Desjardins), C'EST ÇA QUI EST ÇA (Martin Léon),  QUI C'EST CELUI-LÀ ? (Pierre Vassiliu)

1- BESOIN D'ESPOIR:                      

*** YOU'VE GOT A FRIEND (James Taylor),  DON'T GIVE UP (Peter Gabriel),  ALL THE WORLD IS GREEN (Tom Waits)

1- BESOIN DE "DÉCOLLER":                

*** SUPPER'S READY (Genesis),  LAMBARENA (J.S.Bach + Collectif),  (Michel Dubeau, les albums HAÏKUS), LAZER GUIDED MELODIES  (Spiritualized)

1- BESOIN D'ÊTRE  "BRASSÉ" ;              

*** O'MALLEY'S BAR (Nick Cave), SUZY CREAMCHEESE (Frank Zappa/Mothers of Invention), TE VLÀ (Robert Charlebois),  I PUT A SPELL ON YOU (CCR)

1- POUR MARCHER:                         

*** T.B. SHEETS (Van Morrisson), BOLERO (Maurice Ravel), HIGHLANDS (Bob Dylan), ANYWHERE ON THIS ROAD (Lhasa de Sela)

1- BESOIN DE SENS:                         

*** LOVE AND WAR (Neil Young), VODKA-COLA (Jacques Michel), A THOUSAND KISSES DEEP (Leonard Cohen), MOURIR POUR DES IDÉES (Georges Brassens),  L'ESCALIER (Paul Piché), QUAND J'AIME UNE FOIS J'AIME POUR TOUJOURS (R. Desjardins).

1- BESOIN D'UN VER D'OREILLE POUR DÉBUTER LA JOURNÉE:      

*** LE THÈME DE MINI-FÉE. (inconnu)

1- BESOIN DE SE ROULER DANS LA FARINE D'UN GRAND BLUES:            

*** SINCE I'VE BEEN LOVING YOU (Led Zeppelin).

1- BESOIN DE SE FAIRE RAPPELER LA BEAUTÉ DE L'AMITIÉ;

*** JOJO (Jacques Brel),  JEF (Jacques Brel),  LES COPAINS D'ABORD (Brassens),  UNE HISTOIRE DE MITAINES (Tricot Machine)
 
1- BESOIN DE SENSUALITÉ:

*** JE VOUS AIME (Jean Ferrat),  JE T'AIME MOI NON PLUS (Gainsbourg),  C'EST EXTRA (Léo Ferré),  SEXUAL HEALING (Marvin Gaye)

1- BESOIN D'UNE TOUNE POUR INCITER VOTRE PARTENAIRE À VOUS EMBRASSER :
         
*** LOVE ME PLEASE LOVE ME (Michel Polnareff),  PEACEFUL VALLEY BOULEVARD (Neil Young),  YELLOW (Coldplay),  DANS UN SPOUTNIK (Daniel Bélanger),  LES MOTS BLEUS (Alain Bashung),  CE SOIR-LÀ (J-P Ferland),  BOURREE (J-S Bach/Ian Anderson).

1- BESOIN DE METTRE QUELQU'UN(E) À LA PORTE:    

*** LE THÈME DE MINI-FÉE, UNE HISTOIRE DE MITAINE (très efficace sur les rockers), CLOSING TIME (L. Cohen... à chanter fort en insistant sur le "closing time"),  FATIGUÉ (Renaud),  THANK YOU SATAN (Leo Ferré).

... MAIS AU CAS OÙ ÇA TOURNERAIT BIEN, QUELQUES GRANDES CHANSONS D'AMOUR:
   
***   J'AI POUR TOI UN LAC (Gilles Vigneault)
              
***   ONE  (U2)
                               
***   TU M'AIMES TU ? (Richard Desjardins)
                                               
***   LOVE   (John Lennon)
                                               
***   L'HYMNE À L'AMOUR (Edith Piaf)
                                               
***   MAYBE I'M AMAZED  (Paul McCartney)
                                               
***   ONE NIGHT (Elvis)

26/07/2011

JACEK YERKA

Peintre polonais né en 1952, Jacek Yerka peint des scènes extraordinaires à partir d'éléments usuels du quotidien. Un de mes surréalistes préféré.
















22/07/2011

Les mains





Je fais partie d'une race qui a envoyé de mes semblables sur le satellite naturel de ma planète. Il y a plusieurs décennies. Mais la science qui a réussi ce tour de force ne peut toujours reproduire qu'une bien pâle imitation artificielle d'une main. 


Ça n'en dit pas autant sur les limites de ladite science que sur la fabuleuse complexité de ces bouts de bras. Quand on se permet de les observer dans le détail, on s'étonne de leur complexité et de leur perfection. 

Lancer un ballon, ramasser une pièce au sol, lire un pseudo avenir dans ses lignes, presser une orange, hacher menu une gousse, tourner un bol en porcelaine, tricoter ou jouer du piano "molto allegro". Ce qu'une main humaine peut faire, on est pas près de voir une main de robot en faire autant, ou le faire aussi bien.

À part le visage, les mains sont la partie du corps qui fait les meilleurs portraits. 


Certaines sont de véritables cartes géographiques. Une des plus belles photos que j'aie vue est celle, en noir et blanc, d'une toute petite main de bébé, blanche et sans rides, toute neuve, de la grosseur (et finalement assez semblable aussi) à une main de poupée... dans la main marquée d'un homme âgé, une espèce de patte d'ours, épaisse comme le sont les mains des grand-pères, plissée, tachée, veinée comme pour un effort constant. 

C'est une photo fabuleuse. Toute la vie... permettez-moi l'utilisation d'une majuscule par respect, toute la Vie est dans cette photo. Sa beauté, un fort symbole du temps qui passe, et sa morale finale: La Vie c'est bien, mais ça marque. Pas facile à tous les jours. Ça laisse des traces.

Je n'ai connu qu'un grand-père, et de justesse, mais j'ai de lui le souvenir de sa main. Le seul où j'ai touché cet homme distant. Le reste ce sont des broutilles de voix et une macédoine de gestes. 


Une main de grand-père c'est particulièrement marquant à l'âge où sa propre main est celle de l'enfance. On a dû faire quelques pas, quelque part. Je me souviens juste de l'effet de puissance de cette paume toute en vallons, un sorte de cuir tanné par l'existence. Et d'une superficie presque terrifiante. Un territoire.

Je me souviens de l'impression de sécurité qu'elle m'inspirait. Qui aurait osé défier une telle surface ? Et pourtant, en même temps, une grande fragilité, me disait cet imperceptible tremblement, doux et timide, mais incessant. 

Cette main là, je l'aurai peut-être un jour pour un enfant. Je ferai bien attention à l'effet produit. Ça laisse plus de traces qu'on le croit, prendre la main d'un enfant. Faut jamais faire ça à la légère.

Et puis il y a les mains de grand-mères. Il y a beaucoup de beauté dans cette usure. Probablement parce qu'avoir servi est plus noble que d'avoir un potentiel pas encore exprimé.

Étrangement, si avec l'âge la main des hommes s'épaissit, celle des vieilles dames semblent tendre vers le diaphane. 


J'ai eu l'occasion d'en côtoyer quelques-unes. Elles avait presque toutes des mains transparentes. Les veines bleues ne semblaient recouvertes que d'une mince couche de cellophane. Ou d'un papier de riz, comme celui qu'on trempe pour le ramollir avant d'en faire des rouleaux aux légumes. 

J'y lisais dans ces mains qui couvrent souvent 8 ou 9 décennies, une histoire que raconte ces doigts arthritiques et les taches brunes. Ces dames qui ont la préhension de l'apeurée, de celles qui perdent doucement leurs moyens.

Je me souviens qu'une m'a pris la main un jour, "accroché" serait mieux dire, une naufragée en mer qui vient de trouver un morceau de bois. Elle a émit un roucoulement, une demande ?


J'ai planté mes yeux dans son regard ciel de Provence. Pour mieux l'écouter. Elle m'a chuchotée, sur un ton de prière, elle qui avait tout donné aux autres et à 14 enfants depuis presque 90 ans et qui avait justement gagné le droit de tout demander:

"Me donneriez-vous un autre biscuit s.v.p. ?"

Je lui ai dit "Oui" alors que je voulais dire "je vais vous acheter la compagnie qui fait les Oréo si vous voulez". Ses mains toutes croches m'ont laissé repartir vers la cuisine. Des mains, qui encore à 90 ans, sont les outils par excellence pour demander, obtenir.

On dit que les yeux sont le miroir de l'âme. 


Alors, les mains sont les tiroirs de l'âme. 






 

19/07/2011

Salut les artistes !

On fait tous de la musique.

On émet des sons. Ton de voix d'abord. C'est la deuxième identification que l'on envoie au monde, la première étant visuelle bien sûr; celle du corps. On diffuse sur tous les octaves. Rires, cris, vocalises, chansons, soupirs, pleurs, rots, toux...

On fait donc également tous du cinéma. Du cinéma parlant. On bouge dans la masse. On touche et on interagit. On participe au film du quotidien. La scène: la planète. Nombre d'acteurs: 8 milliards. Scénario: C'est l'histoire de 4 milliards de mâles et 4 milliards de femelles du genre humain, qui se lèvent à chaque matin, émettent mille milliards de commentaires qui nourrissent mille milliards de situations, tout en mangeant, travaillant et bougeant comme des guêpes pour aller quelque part ou nulle part. Et puis les 8 milliards d'acteurs se couchent pour récupérer un peu avant de recommencer le lendemain. C'est le meilleur film jamais écrit.

On fait aussi tous du théâtre; on se fabrique des drames avec délectations. J'aime bien le classique "je l'aime-il-elle ne m'aime pas-ah douleur-la vie vaut-elle la peine d'être vécue ?" Une de mes trames préférées. J'aime moins le "Je-me-moi est important-je suis le meilleur-j'élève des vers de terre mieux que quiconque". Et entre les deux il y a les myriapodes du possible. Si les drames ne manquent pas, imaginez les sous-drames: "Horreur, je vais manquer de ceci ! Urgence d'acquérir plus donc ! J'ai peur. Je perds. Je me perds," donne de bons moments. "Je suis malchanceux-victime-j'ai pas pigé les bonnes cartes, ma bonne étoile m'a oubliée..." est un triste vaudeville. Je me suis lassé de cette pièce-là. Je n'en fait plus, je ne la regarde plus. Mais bon, il faut de tout pour faire du cinéma.

Et puis, heureusement, il y a les fous et ceux qui croient au spasme de vivre. Ceux-là voient le feu d'artifice dans les cabines de train, les salles de cours, les cafés bondés. Pas de médicaments génériques en rupture de stock pour eux. Un verre de vin de temps en temps et l'excitation débloquent les artères du coeur, les valves du plaisir. Ils leur manque peu, s'il leur manque quelque chose. Et s'il leur manque quelque chose, ils l'inventent. Il y a du théâtre par tout le monde, pour tout le monde.

Et puis on chante tous. Au propre; dans la douche, l'auto, en coupant le légumes. Au figuré; on chante la pomme en faussant à celle qui a des yeux illégaux. On chante des bêtises à son Dieu quand on se sent laissé pour compte. On chante qu'on est là, présents, vivants. On chante comme ténors pour se relier au monde.

Et on danse. On danse le petit pas pressé. On danse le grand entre-chat au-dessus d'une flaque d'eau. On danse la course à l'autobus et le tango de l'impatience quand on rate le métro. On danse aussi tous très bien le surplace à l'occasion.

Et on mime avec maestria. On mime la peine et la bouderie avec finesse. On mime le désarroi superbement. Oh et combien parfaitement on mime sa solitude ! Une couverture, le froid du dehors l'hiver, et on fixe un téléphone qui ne sonne pas, l'oeil humide. La tristesse de l'archi-détresse n'aura t-elle de cesse, d'archi-cesse ?

On fait tous du show-business.

Nous sommes tous de grands, de TRÈS TRÈS GRANDS ARTISTES.

16/07/2011

La glace et le feu.



Il y a quelques mois maintenant, se déposait dans les paumes de mes mains, la tête sans vie de ma mère.


C'est comme ça: Y'a un vent glacial qui vous traverse l'âme parfois. D'autres fois, c'est une lame de feu. 

Ces moments, il y en a peut-être une dizaine dans toute une vie. Deux ou trois décès, autant de naissances, de grands amours... je ne pense pas qu'une heure avant de quitter ce monde on doive penser à quelque chose d'autre. D'ailleurs, il y a quoi "d'autre" ? On mange, on dort, on travaille, on se transporte, on réussit ou non... et puis on recommence le lendemain. Mais au bout du compte, pour emprunter l'expression à une consoeur de mots; 

"Le coeur est le seul organe qui vaille la peine qu'on le nourrisse."

Y'a qu'une chose de vraie dans cette expérience physique; l'amour. Le perdre et le gagner, et comment on le fait ou l'exprime.

Je me souviens comme si c'était hier du jour où j'ai pris connaissance de l'existence d'une magie qui, enfin, m'expliquait la raison de toutes ces chansons odieusement sirupeuses qui m'ennuyaient pour mourir. "Mon chéri, si tu t'en vas je me fais ci..." "Mon amour, si tu me quittes je me fais ça..."

"Misère" que je me disais... et je vais vivre ici, AVEC EUX, pendant encore 50 ou 60 ans !?!

Et puis j'ai 16 ans, début d'année scolaire. Dans le brouhaha du gymnase de l'école, une jeune fille joue aux cartes avec quelques fantômes. Je dis "fantômes", ça aurait pu être des lézards géants à trois têtes, je ne les auraient pas plus remarqués. Des types avec lesquels je me serais battu volontiers, 30 secondes plus tard, pour qu'ils la laissent gagner. 

C'est soudain comme ça. Un instant vous n'avez aucune idée que la vie est autre chose, et puis la vie n'est RIEN D'AUTRE que cette autre chose. 

En 30 secondes.

J'avais jamais vu une aussi belle fille jouer aux cartes. Je ne SAVAIS PAS qu'une aussi belle fille pouvait jouer aux cartes. Je devais être jaloux des cartes d'ailleurs. 

Elle aurait été assise dans la boue qu'elle m'aurait fait le même effet. 

Et puis la vie continue, gâte le beau qu'elle avait offert, mais bon, c'est toujours de l'engrais pour du nouveau beau. Et puis, qu'est-ce qu'un garçon de 16 ans, nouvellement bourré de dynamite testostéronique, est supposé faire ? 

Et pourquoi déjà les filles attendent le Humphrey Bogart de Casablanca avec la tête de Rafaël Nadal et le charme de Johnny Depp à cet âge-là ? Pas étonnant qu'on veuille aller vivre sur sa propre planète à un moment (noir) donné.

À propos, ça s'est passé comment pour vous ?

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Les années passent donc. On gagne. On perd. On laisse doucement derrière soi le goût d'être John Lennon ou de faire la page frontale du Rolling Stone Magazine.
 
On se bonifie. On replace ses priorités aux bons endroits. L'action "acquisition de biens" est à la baisse. Celle de la "valorisation de la tendresse" est à la hausse. On désire moins une voiture rouge qu'une rieuse complicité.

Et on arrive à aujourd'hui. Content ou déçu. Avec 3 ou 3333 regrets. Mais avec une sagesse mes ami(e)s. 

On se verse un verre de vin et on écoute en boucle "Special" de Radiohead, "Yellow" de Coldplay et "Where the streets have no names" de U2. La cerise sur le glaçage: la version de Janis de "Summertime". Et le caramel sur le chocolat "Since i've been loving you" de Zeppelin. 

On en pleure presque tellement la beauté nous attend toujours dans un coin. On est affalé sur son balcon, face au soleil qui se couche.

Et on a, encore... encore et toujours, l'envie d'aimer et d'être aimé.

11/07/2011

C'était le temps du temps que j'étais potier



Travail de session. Thématique: L'influence pré-colombienne. Aux oreilles, des boucles; un Soleil et une Lune. Le Yin et le Yang.




Une des manifestations de ma nature: La légèreté dans l'expression. Cette série comprenait également des pandas et des dauphins en parachute.

 

Un bol sablé pendant des heures sous l'eau pour lui donner ce fini.




Buste du policier qui essayait d'attraper Zorro. Dieu seul sait, même plus moi, d'où m'est venu cette idée. Je lui avais donné un nom qui faisait trois lignes de long et se terminait par "Rodriguez". Aujourd'hui il me regarde dormir la nuit. L'hiver,  je lui mets une tuque sur la tête. 

 

Le monde du Petit Prince dans ma salle de bain. Régulièrement, le renard tourne sur son clou et se retrouve la tête en bas."S'il te plait... dessine-moi un clou qui tient !"




Mon chat préféré... que tout le monde prend pour un mouton. Aujourd'hui il est tout peint de blanc. "Vous vouliez un mouton ? Vous avez un mouton !" Faut pas s'obstiner avec le destin...

 

Mongolfières: Symbole de mon désir permanent de quitter les lourdeurs du sol.




Hommage au Don Quichotte de Picasso. Un jour j'ai rencontré une femme d'affaire qui voulait AB-SO-LU-MENT cette pièce. Elle était prête à m'offrir une somme que ça ne valait pas. J'ai toujours refusé de lui vendre malgré ses instances presque agressives. Pour finir, on s'est séparé fâchés et on ne s'est jamais revus. Quelques mois plus tard, alors que l'objet était solidement cloué au mur, sans aucunes raisons comme une vibration ou quelque chose du genre, à 3 heures du matin, l'objet s'est détaché et est tombé au sol pour se briser en petits morceaux. Je me demande encore aujourd'hui si ma "cliente" y est pour quelque chose. Vous y croyez vous, à la magie blanche, au vaudou... ?



Une de mes bouteilles préférées. Mon travail final a consisté à faire deux "familles" de bouteilles sur 5 générations, littéralement, 4 grands-parents, 4 parents, 4 adolescents, 4 enfants et 4 bébés. À la présentation du travail, j'ai mis au défi la prof et les étudiants de trouver les mâles, les femelles et leur situation dans l'arbre généalogique des familles. Succès mitigé. C'est fou ce que les gens ont de la difficulté à différencier une bouteille mâle adolescente d'une bouteille femelle adulte. Go figure... Cette bouteille est un de mes deux pères.



Mon assiette favorite. On réussit parfois en poterie, un objet de manière accidentelle. Mon beau-frère m'a dit un jour que sa décoration était la plus érotique qu'il n'ait jamais vu sur une assiette. Il y voyait des fesses (en bas), une vulve (au centre) et un spermatozoïde (en haut). Depuis ce jour-là, je suis pris avec cette description et mon assiette a perdue sa virginité à mes yeux purs. Foutu beau-frère.




D'autres bouteilles du projet final. En haut, deux adolescents (pouvez-vous dire qui est le mâle et qui est la femelle ?). En bas, la mère de la deuxième génération.